Un jour en France: l'apéro.
- Endoca

- 6 sept. 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 avr. 2025
Première publication en septembre 2021
Une histoire fictive...qui pourrait ressembler à une histoire vraie. Par @AuCoinJoh

"Dimanche, c'est la fin d'un bel après midi d'été, Pierre et Paul, voisins et habitants d'une petite bourgade très calme, préparent, chacun, un barbecue pour leur famille respective, Ils se saluent, se connaissent depuis très longtemps. La coutume incite à prendre un petit apéro, ni l’un ni l’autre n’en ont réellement envie. Pierre ne se sent pas trop bien, un peu grippé, il a pris un antalgique un peu plus tôt. Paul, qu’en a lui préférerait fumer un petit bédo de weed, mais, même si Pierre est parfaitement au courant de sa consommation occasionnelle depuis son accident de voiture, il ne veut pas le vexer et accepte de l’accompagner pour un petit verre. C’est prêt, chacun rejoint sa famille et dégustent le repas, chez Pierre, Madame souhaitait un petit verre de rosé, il l’accompagne et prend aussi un verre. Chez Paul, c’est soda, on en consomme beaucoup, les enfants sont bien portants. Après le repas, Pierre reprend un antalgique accompagné d’un verre d’eau, Paul fume tranquillement un petit «2 feuilles», Pierre se dit qu’un petit verre d’eau de vie ne lui ferait pas de mal, il a trop mangé et sa gorge est irritée, il en prend deux. 23 heures, le film était pas mal, tous ont sommeils, il est l’heure. Lundi 7h, réveil pour tous, école, travail, le week-end est terminé. Pierre prend directement deux antalgiques au réveil, il a de la codéine, lamaline, un mix fera l’affaire, le sommeil n’a pas été reposant, il avale son café, la petite eau de vie à fait effet hier soir, il en reprend une petite avant de partir pour dénouer sa gorge. Paul prend également son petit déjeuner, ce matin c’est lui qui emmène les enfants à l’école, Madame a eu son lundi. Pierre saute dans sa voiture et prend rapidement la direction de son emploi. À l’embranchement, Jacques, gendarme depuis 28 ans, irréprochable, arrête Pierre, suite aux nouvelles directives, le contrôle de l’alcoolémie et la détection de stupéfiants est systématique. Pierre a consommé un peu d’alcool et ne le nie d’ailleurs même pas, c’est pour sa gorge, il n’en consommera plus le reste de la journée, il a emporté son sirop au propolis et eucalyptus, de toute façon Pierre est «clean» pas de stupéfiant, et en dessous de la limite légale pour l’alcool. Pierre salue Jacques et reprend sa route. Paul embrasse sa femme, installe les enfants dans la voiture, en vérifiant bien que le petit dernier soit bien accroché, avec son rehausseur, il ne s’installe pas toujours correctement. Tout est en ordre en route pour l’école dans le village voisin. À l’embranchement, Jacques est toujours là, il aperçoit Paul et l’arrête. Malheureusement, Paul est positif au cannabis, il n’est plus sous emprise depuis des heures pourtant. Jacques doit prévenir son supérieur, pour un petit taux d’alcool, il aurait pu baisser un peu les yeux, mais là, il y a des consignes. Paul est interpellé devant ses enfants, par chance, il n’habite pas très loin et sa femme a pu venir rapidement. Chez Paul, toujours devant sa famille, les gendarmes saisiront 5 grammes d’herbe de cannabis, 3 pieds essayant difficilement de survivre aux fonds du jardin. En comparution immédiatement, il s’est vu infligé une amende de 1000€, ses revenus le lui permettant, la suppression de son permis de conduire pour 3 ans, l’obligation de suivre une thérapie pour sa consommation de cannabis. Paul a perdu son emploi, ne peut plus payer ces crédits, et va perdre son toit, le maigre salaire de sa femme ne suffisant plus, sa vie est détruite. Pierre, qu’en a lui, ne s’en sort malheureusement pas aussi bien, il a eu une absence en traversant le village voisin, près de l’école, il a renversé deux enfants, la petite est en fauteuil et ne remarchera jamais, son frère est parti rejoindre les anges. Pierre continue a travailler temps bien que mal, il n’arrive pas à oublier, sa vie est détruite."



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